COLLARADETA

Samedi 01 mars 08 Mais que d’aventures! Quand donc la redoutable Tapas Team va-t-elle se calmer? On ne sait et ne veut pas savoir, mais par contre, il va falloir revoir les stages d’orientation, parce que, une fois de plus, il a fallu que le vieux chef abraracourcix tombe sur les jeunes fous de l’équipe qui partent le nez dans le guidon ( sauf Philou, expérience de la semaine dernière…il fait gaffe au rapport guidon/bijoux personnels).

Donc, Cubilar de la Espata, puis vallon, puis il ne faut pas louper le passage à gauche. Pas de nous, mais devant les jeunes menaient la danse, Jéjé et Christian le mors aux dents. Eh! Oh! les gars!!! le passage est là! Mois qui pensais que nos jeunes avaient un minimum acquis un peu de sagesse orientatoire, eh beh…tout faux!!!

On arrive tout de même au pied d’un couloir dont on taira le nom (en espagnol, appellation Jéjé : Corrrrridor de la Muerrrte…!) mais qui nous offre un raccourci intéressant pour parvenir aux plateaux supérieurs sous la Collarada. C’est alors un véritable festival, technique d’abord, il faut quand même s’accrocher aux crampons, puis mathématique :

-Philou : ça, c’est un bon 50°

-Christian : moi, je dirais 55°

-Jéjé : Corrrrridor de la Muerrrte!!!!

-Sabine : 60°?

-Viviane : 60.5°.

-Stéphane : ça y est, j’ai les 5 litres d’huile!!

-Alain : pour moi, c’est un bon 90…on tiendras pas! on n’a pas l’habitude de ce degrés… toujours est-il qu’on s’enquille un joli petit couloir, entre nous, en privilégiant les passages raides et en neige dure. (on aurait pu tout éviter par la gauche, mais ce n’était pas au programme)

Au plus raide, 60° et on n’en parle plus!

Aprés…ben aprés, gros vent malgré les prévisions optimistes, neige pas terrible et à pied, arrivée pénible sur la crète entre Fraile et Collaradeta avec des rafales à vous décorner tous les coins de la Terre. Arrivé là, personne n’était géné par ses ramures! Sagement on ne fait pas le sommet malgré sa proximité et le baudrier mis péniblement en bas pour la photo, sous les quolibets de néophytes moqueurs, ne servira pas…

Scénario de retour ? de longues heures de marche dans la douleur (on venait de voir le film sur Joe Simpson…), la piste infernale dans un berlingo livré à lui même et rituelle litanie des demis dans une auberge espagnole!

ah oui, au fait! Plus ça va, plus on ambitionne de se faire le Swann, la S.E. du Palas, la N.O. de l’Astazou…

On en rêve! Quand tu veux Dédé, tu as une bande de hyènes affamées (assoiffées?) prètes à tout! Quant à l’auteur de ces modestes lignes, il assurera l’arrière garde et la commande des boissons fraiches.

A plus pour de nouvelles aventures.

« Alain »