Pic de Sesques 21 mai 2008

Il ne fallait pas louper la seule journée debeau temps annoncée dans cette longue période humide de vaches maigres et de montagnards qui le sont de moins en moins.
_ Privilégiant la facilité on entreprend l’ ascension de l’Olympe aspois par son versant Ossau et le vallon de Sesques. 1700 m de dénivelée, il faut bien cela pour Jérome et son préparateur physique Alain sous la surveillance inquiète de Sabine.
_ Montée raide (très rapide!) et sans souci jusqu’à la cabane de Cujala de Sesques puis arrivent les choses sérieuses, sous l’oeil narquois du Capéran. D’abord le couloir, receptacle de toutes les avalanches du secteur, dans les restes (abondants) de tout ce qui y est tombé et y tombe encore. Du Cujala jusqu’au col de Sesques, neige abondante et en continu dans laquelle nous devons tracer notre tranchée dans des pentes très soutenues.
_ Pour le fun on évite une coulée en haut du couloir et banzaï. Bravo et merci à jérome pour la trace, la viande rouge a donné et les Alpes n’ont qu’à bien se tenir. Malgré mes propositions réitérées de la relayer, il fait 95.5% de l’ascension en tête, un vrai chasse neige! Celle-ci est par ailleurs fort abondante pour la saison puisqu’on y reste jusqu’au sommet. La malheureuse marmotte vue sur la face Sud est encore au régime pour quelques jours!
_ On pensait revenir par Isabe mais des corniches peu engageantes et la grande quantité de neige instable nous en dissuadent et le retour se fait par le même itinéraire sous un ciel qui se voile et qui se charge.
Dernière petite coulée descendant d’un couloir au S.E. du Sesques et retour au Cujala, dont on déplore en passant la fermeture intégrale et blindée. Pourtant on peut penser que le vendalisme aurait du mal à se hisser jusque là… voila, c’est tout. Ah! Oui… 3 bières et on rentre en pensant à la prochaine.