Pena Parda

47 à 3 ils nous ont mis! Quittons ce pays au rugby en deuil de son histoire et de son génie pour chercher refuge en Espagne! Il faut dire qu’en ce dimanche la météo ne nous engage pas à rester sur le versant français où crachin et nuage font la loi.
On passe donc le col du Pourtalet et le versant espagnol n’est guère engageant non plus! L’option chuletas gagne alors tous les esprits mais c’est encore un peu tôt et on tente une timide approche de la Pena Telera, objectif le lac de Pedrafitta. Cela fera toujours une mise en appêtit.
Malgré le vent encore modéré et les nuages omniprésents on part reconnaître le sentier qui mène au couloir de la brèche de Cavacherizas. C’est au pied du mur que…et on continue donc notre pénible progression dans une infame et raide caillabère…faut aimer!
Au bout de l’effort nous voilà sur le large col si impressionnant vu de la vallée. Là, Eole se dechaîne, la météo devient cyclonique et pour échapper à la tempête, on longe la paroi sud de la Parda avec cette fois l’objectif Teléra bien en tête. Aprés un court passage d’escalade assez exposé (peu difficile, mais exposé…) la chasse au cairn s’ouvre avec un succés mitigé.
Résultat on remonte une hypothétique et longue cheminée (attention aux cailloux instables…une blessée léger dans l’équipe…) qui nous mène quasiment au sommet de la Parda où nous attend l’enfer. Eole est littéralement déchainé, emporte Sabine, bouscule Philou, destabilise Sébastien, ballotte Nicolas. Alain lui, imperturbable, tient…Le poids…des ans!
Face à tant de résistance, l’heure devenant tardive, décision est prise de reporter l’ascension de la Tellera à une période plus clémente et on opte pour le retour par la cheminée de la face nord, trés facile, qui nous mène à l’impréssionnante traversée du retour vers le col.
Facile, mais assez exposée et donnant sur les abimes plongeant vers le lac. Séance photo du groupe en tenue d’hiver (les gore tex sont de sortie, ainsi que gants, cagoules et capuches…ça rigole pas!)
Entre deux bourrasques, décision est prise d’organiser l’assemblée générale du groupe tapas (le seul qui attaque l’apéro avant de présenter le bilan) à Nocito, berceau de cette organisation notoirement terroriste chez les sangliers et autres cochons domestiques.
Cela se ferait dans le courrant de l’hiver chez…mais ça on le dira plus tard.
Bilan : la Tellérada doit se faire par beau temps, sans vent c’est encore mieux et plutôt par le nord. C’est plus direct, moins pomatoire, moins exposé (sans neige évidemment) et plus rapide. Pour les amateurs d’éboulis le couloir de Cavacherizas représente un must, allez-y vous ne serez pas déçus!