Féerie d’Olhadubie

Ce canyon de grande ampleur, sans aucun échappatoire ne s’envisage que par des conditions météo stables et avec un petit groupe endurant et aguerri.
Ce we était parfait et faire un canyon était un bon moyen d’échapper à l’alerte canicule.
Nous sommes partis à quatre ce dimanche matin, Gaby, Dédé, Renaud tombé au bas du lit et moi.

Nous nous équipons en aval du pont franchissant le gave sur l’aire de bivouac d’une sympathique famille de randonneurs, chien compris.
Un autre groupe s’équipe un peu en amont.
Le niveau d’eau s’avère parfait et la température monte vite. Je regarde ma montre et à 10 h 24, premier plouf.

Les petites cascades s’enchainent, et les grandes nous offre la sensation Tahiti.
Aux cascades succèdent les tobogans puis les sauts dans des vasques idylliques. Avec la température extérieure même si Gaby dit que « nous sommes comme des bieres au frais » nous allons rechercher l’eau. D’autant plus que la marche en position verticale est aléatoire, l’endroit faisant honneur à sa réputation de canyon glissant. Finalement la combi est plus utile pour amortir les chutes que pour se réchauffer !!!

Vers 13 h 30, nous trouvons une plage ensoleillée, rare dans cet endroit surplombé par des falaises de 200 m. L’endroit idéal pour faire la pause casse croute.

Très vites nous reprenons notre progression dans séquences formant des tableaux enchanteurs : entrée de temple, grotte, grandes cascades forment un émerveillement de tous les instants.
Vers 15 h nous sommes déjà en vu de la passerelle d’Holzarte perchée 160 mètres plus haut. Nous sifflons pour attirer l’attention des randonneurs afin qu’ils diffèrent l’expérience de chronométrer la durée de chute d’un caillou.

Encore un rappel et nous arrivons à la confluence de la gorge éponyme de la passerelle.
Nous ralentissons alors le rythme pour profiter le plus longtemps de cet endroit féérique. Encore quelques beaux biefs et quelques rapides avant la sortie. Nous nous émerveillons sur un hêtre tombé, au cours de la tempête Xynthia, dans la gorge avec sa motte de 4 m diamètre et son tronc cassé en deux.
Voilà, nous retrouvons des randonneurs qui nous voient toujours comme des extraterrestres avant de sortir à Logibar. Il est 16 h 24.
Si certains trouvent la marche dans le canyon fastidieuse, notre émerveillement permanent et les conditions idéales nous ont fait trouver ce canyon finalement trop court !

Stéphane