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Los Picos de Europa

Petit retour en images sur une escapade asturienne en souhaitant vous donner l’envie d’y trainer vos godillots pour ceux qui ne connaissent pas (ou d’y retourner pour ceux qui connaissent).

Les marins, de retour de leurs folles campagnes océaniques languissaient d’impatience dans leurs rafiots craquants de courbatures, quand soudain apparaissent à l’horizon, en approchant des flancs du Golfe de Gascogne les Montagnes des Asturies.
_ Cette chaine calcaire qui s’élève, fière et sculptée, est ainsi nommée ‘los Picos de Europa’ en tant que premier signe d’un retour sur la terre ferme, en France ou en Espagne, en Europe.

Ici, les routes s’enfoncent dans de profondes vallées et sillonnent au raz des ravins, les villages sont haut perchés et perdus en montagne ; ici l’ambiance nous berce d’un parfum d’évasion qui fleure bon le voyage lointain à deux pas de chez nous.

Les gens sont accueillants, les animaux sauvages pas si sauvages, en raison du Parc National. Nous n’avons cependant vu ni loups ni ours, il en survit cependant parait-il qui circulent entre les Picos et les montagnes cantabriques.
_ D’innombrables chèvres sauvages foisonnent dans les montagnes (c’est le paradis des légionnaires…), les bergeries sont superbes mais les bergères discrètes.

Le massif se divise en trois parties bien distinctes, Occidentale, Centrale et Orientale, chacune étant délimitée par de profondes gorges gravées de routes et pistes tortueuse.

Les principaux sommets (du moins les plus connus) sont :

– La Peña Cerredo, point culminant à 2 648 m d’altitude
– La Peña Vieja à 2 615 m d’altitude
– Et le célèbre Naranjo de Bulnes ou Picu de Urriellu (en dialecte local) du haut de ses 2519m d’altitude

A Noter !

En hiver la pratique ski de randonnée réserve de belles surprises, paysages sauvages, peu de monde, spectacle grandiose.
_ Toutefois la randonnée en raquettes est souvent délicate, les pentes sont abruptes, les longues traversées peuvent délicates.
_ Il est alors indispensable de se munir de crampons et piolet de randonnée pour passer tel col a priori débonnaire ou telle pente soudain glacée… et les raquettes ne servent parfois qu’à décorer le sac à dos (choisissez la couleur assortie…)
_ Et petit détail… le site officiel des Picos de Europa indique que certains refuges sont soit disant gardés toute l’année… Ne pas en tenir compte (c’est pour la pub), prévoir réchaud et duvet et s’assurer que le refuge ou vous souhaitez vous rendre est au minimum ouvert !
L’été est beaucoup plus animé, et la beauté sauvage du site est logiquement convoitée.
_ Il existe de bonnes cartes au 25OOOe, mais attention tout de même aux erreurs classiques des cartes espagnoles. Ainsi le refuge du Naranjo (ou d’Ubeda) indiqué à 1903m est en fait situé à 1960m d’altitude..

Et pour les flâneurs aux pieds tendres, sachez que le panorama s’agrémente de bon vin, de cidre espagnol (servi à l’espagnole), de bons plats (voire délicieux) de bonne charcuterie, et de la spécialité
asturienne : d’excellents fromages de chèvre et brebis !

Et là bas dans les Asturies, on se lève les pieds dans l’océan et les yeux perdus dans les cimes, pour s’endormir en montagne le regard plongeant dans la mer… allez comprendre…

Xabi

La Tête dans les Nuages

Face Nord du Pic du Midi d’Ossau. Ce jour était annoncée une mer de nuages à 1500m.

Météo France ne s’était trompé, Ah le doux privilège d’être au soleil quand les terriens grommellent dans la grisaille, on ne s’en lassera jamais…

Notre récompense en images… (cliquez ou copiez le lien)

Réalisé sans trucage…

BIG JUMP

Ski en Luchonnais

Pour des raisons indépendantes de ma volonté la sortie prévue est réportée à une date ultérieure.

Vous n’allez pas me croire….

J’étais, voilà 10 jours, parti en repérage afin de préparer la sortie en ski de rando dans le Luchonnais et, en redescendant des Spigeoles par le Nord je me suis laissé emporté par l’adrénaline de la pente. A donf dans la Pof !

Deux, trois, puis quatre virages serrés et appuyés puis j’ai craqué littéralement cédant à la tentation et fonçant droit dans la poudreuse.

Soudain une barre rocheuse sortant de je ne sais où est apparue ! Diantre; le Dièdre des Spigeoles !

Damned ai-je pensé ! Deux solutions, ou s’arrêter net et franchement pour passer ensuite tranquillement couloirs et goulottes en godille ou faire un saut majestueux pour survoler l’ensemble d’une large et généreuse courbe.

J’ai choisi la deuxième. Jump énorme et fabuleux, interminable et défiant l’apesanteur en compagnie des choucas !

J’ai tout de même fini par atterrir, en plusieurs fois, par petits rebonds successifs, un peu lourds je dois bien avouer mais néanmoins totalement maitrisés. Les isards en étaient gueules bées et les choucas becs cousus !

Et je remarquais alors avec stupeur qu’il ne s’agissait non pas d’isards mais de chamois ! Etrange…

J’avais en fait atterri dans les Alpes, dans le Queyras plus exactement. Très joli le Queyras. Le plus étonnant étant la superbe vue offerte sur les Pyramides d’Egypte.

Et du coup, à près plusieurs jours de traversée il m’était impossible de rentrer à temps pour la sortie dans le Luchonnais.
Vous pensez bien, faire 800 bornes en stop avec les skis aux pieds vous parlez d’une aventure.

Voilà donc comment et pourquoi le We en Luchonnais fut annulé. Mais le repérage est fait.

A bientot donc dans les Pyrénées.

Xabi

Ps : Je vous avais bien dit que vous ne me croiriez pas…