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La première fois.

On se rappelle souvent la première fois !

Premiers coups de pédales sans les petites roues puis premier gadin, premier jour AVEC son permis puis première contravention (sauf pour les plus chanceux).

J’aime bien me rappeler les premières neiges de l’année (et par extension, du premier vautrage dans la poudreuse froide et blanche), surtout quand on a la chance de pouvoir en profiter. Une ballade en raquette un dimanche (en direction du Bricoutou, au dessus de Lescun), une sortie en ski de rando le mercredi (RDV retraités oblige, glisse sur le domaine de Barlagne), ce début de saison hivernale est très agréable.

Je vous souhaite de pouvoir en profiter aussi ! Restez prudent(e)s et bonne glisse !

Formation Neige et Sécurité 13 et 14 décembre

L’objectif de cette formation est de sensibiliser les adeptes de la montagne en hiver au risque d’avalanche et d’apprendre la conduite à tenir pour limiter l’exposition aux risques et secourir des personnes en difficulté.

C’est aussi l’occasion pour TOUS de s’entrainer à la recherche ARVA et de réaliser des manipulations et des techniques que nous espérons ne jamais mettre en oeuvre en condition réelle.

Quelque soit votre connaissance débutant ou confirmé, il est indispensable de réaliser ces manipulations en début de saison et de remettre à jour ses connaissances.

La formation se déroulera en deux temps :
– Samedi 13 décembre à 18 heures : Lieu : salle Palas 4 à Oloron
Formation Théorique : Connaître le manteau neigeux / Savoir lire un bulletin du risque d’avalanche / Equipement requis – – Intervenant : Olivier Goalard , Instructeur Ski Alpinisme FFCAM
– Dimanche 14 : Journée Pratique : Apprendre à manipuler un ARVA, effectuer une recherche de victime d’Avalanche, Construire un Igloo, techniques de sécurité sur glace et pentes raides –
Lieu : Col du Portalet, départ Salle Palas 4 – INTERVENANTS : André Vignot, Instructeur FFCAM et Stéphane Darrius, initiateur Ski Alpinisme FFCAM.

Comptant vous retrouver Samedi et Dimanche

Une autre séance pratique aura lieu le 20 décembre.

Stéphane

Lenquo de capo

Lenquo de capo IL aurait été difficile de s’y perdre…beaucoup de monde pour l’ascension de cette classique depuis Piau Engaly, à ski et en raquettes.

L’harmonie radieuse régent dans le groupe Tapas ski et raquettes cohabitent sereinement. Deux groupes partent donc, l’objectif initial étant d’atteindre la Gela par la hourquette de Heas et l’arête ouest. Il faut croire que l’on était trop nombreux pour une telle entreprise, aussi dès le parking, un d’entre nous, se sacrifie pour le bien de la communauté. Un d’entre nous mais pas n’importe lequel…l’altruiste, le sacrifié volontaire, l’animateur aussi, vous l’aurez compris, c’est l’emblématique Philou.

On passera sur toutes les appélations non controlées dont on est capable en de telles circonstances et que profère notre malheureux camarade quand il se rend compte que les chaussures de ski de rando dont il était si fier sont restées…à Oloron!

On lui propose bien de skier en chaussettes, mais il y a des moments où notre Philou est imperméable à toute forme d’humour…aussi décide-t-on d’écourter la journer en prenant la direction du Lenquo de Capo tandis que l’étourdi du jour louera des chaussures pour faire de la piste.

Les skieurs vont y arriver sans problèmes, les autres en changeant de matériel au gré de l’état de la neige, à pieds, en crampons, en raquettes, en crampons, à pieds, mais l’essentiel est d’être arriver en haut. Vue sur le soum des Salettes, fait il y deux ans et peu fréquenté ce jour, et sur le massif Campbielh Pic long où on ne se bouscule pas non plus.
_ La température est élevée dans les combes et on a vraiment du mal à se persuader que l’on est en hiver. A tel point qu’Isabelle décide de privilégier dans la descente la méthode dite de la fesse technique.
_ Intéressant certes, mais trés humidifiant moyen de perdre de l’altitude et surtout producteur d’un épais nuage de vapeur qui entoure, suit et précède notre nouvelle adepte du bain de siège nival.

Et le Lenquo de Capo au fait? Ben on y était, pis on est redescendu pour retrouver Philou bronzé et reposé en pleine forme pour écluser les demis a Arrau.

La prochaine fois, c’est promis, il oublie les skis!!

« Alain »

10 février 2008 Pic de Contadé 2714 m

Le départ brutal et matinal à 6h d’Oloron refroidissant des troupes éclaircies par d’autres choix plus reposants, ce sont donc deux larrons en ski de rando et un autre en raquettes qui prennent la direction de La Mongie.
_ Personne sur les pistes pour cette première en ski de rando pour Jéjé et Philou qui impriment un rythme dément à un porteur de raquettes lourdement chargé. Ascension sans soucis jusqu’à la combe de Porteilh où le ski devient plus technique et la raquette indispensable. La pente se raidit, les conversions s’enchainent avec plus ou moins de bonheur (n’est ce pas Philou?…)jusqu’au moment où le couloir de la brèche du Contadé impose un changement de matériel. Crampons aux pieds, casque en tête malgré un ciel serein qui ne menace pas de nous accabler de sa colère (et on a souvent eu des pensées pour nos copains de l’ossau) et skis sur le sac (malgrés une installation faite en basque et en direct…) le couloir est avalé comme 1 kilo de cotelettes en Espagne-c’est à dire avec délectation-la trace est belle, la neige est bonne, les crampons se régalent et le piolet chante. On sort au soleil, Néouvielle dans le dos et Luchonnais au loin. Il faut reconnaitre que le paysage offert est plus que complet, du Perdiguère au Balaitous en passant par les Posets. Aujourd’hui on se contente du Contadé dont l’ascension finale, courte mais raide suffit à notre bonheur.
_ Malgré l’intention initiale de continuer sur le lac de Port Bielh et de revenir par le pas de la Crabe, on reprend le même chemin à la descente, bon entrainement a la pente raide ( modérement raide).
_ Ensuite c’est du grand spectacle : jéjé enchaine les virages avec aisance, Philou aussi mais dans un style trés personnel, avec une fois de plus, revalorisation de l’usage de la langue basque dans les moments difficiles.
Quant à la descente en raquettes des pistes de ski, piolet à la main pour indiquer les changements de direction, c’est une nouvelle discipline sportive qui gagnerait à se développer…pourquoi pas la prochaine fois?

Pic du Peyreget

Samedi soir, 19 h, je loupe un appel d’Alain.
_ On se rappelle vers 20h.

Il m’apprend qu’il est malade et ne peut pas sortir le lendemain.
_ Je réponds : « Mince ».

Il ajoute que Philou, Sabine et Joseph ne pourront pas venir non plus.
_ Je réponds : « Ben Merde »

Il conclut en me disant qu’il compte sur moi pour assurer la sortie parce qu’il avait communiqué une heure de départ à beaucoup de nouveaux venus (que j’ai traduit aussitôt par débutants) que l’on ne pouvait recontacter.
_ Je réponds :  » Oh putain !  »

Vers 21h, une fois remis de la terrible nouvelle, je me décide de faire honneur à l’équipe Tapas et à prouver à tous qu’oh combien nous sommes solidaires.

La sortie aura lieu, je m’y engage sur la tête du saucisson à la ficelle blanche.

Ne sachant qui viendra, ni part quel moyen, je pense au problème des pistes glacées ou enneigées.
_ De plus, les récentes chutes de neige n’ont fait qu’accroître le risque d’avalanche et je devais prendre aussi cette information en compte pour choisir la destination.
_ J’ai donc choisi le plan B de tout montagnard de la région, à savoir le plateau d’Anéou.

De plus, cela a permis de dépoussiérer les skis à certains…
Météo superbe. On avait prévu beaucoup trop de couches de polaire.
_ Dans le milieu de la montagne, c’est bon signe quand le sac déborde de pulls et de vestes.

Départ vers 8h30.
_ Le groupe des 3 skieurs monte avec les 5 raquettistes.

Vers 8h45 premier problème…
_ Les belles raquettes neuves d’un des nôtres démontrent la faiblesse des sangles. Il arrive cependant à réparer avec un mousqueton… <doc157|right>

Vers 9h30 deuxième problème…
_ Un beau bâton tout neuf du club perd sa rondelle.
_ Jacques en vient à regretter ses bâtons roses…
_ Jean Sébastien le sauve en lui prêtant le sien.

Vers 10h15 troisième problème…
_ Le mousqueton ne tient pas, la maudite raquette pose un sérieux problème.
_ Jean Sébastien la répare avec du fil électrique qu’il promène toujours en fond de sac.
_ Pour ne pas dépareiller, il en choisit un de la même couleur que cette raquette qui n’en fait qu’à sa tête.

Jean Sébastien, pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un peu l’homme qui tombe à pic.
_ C’est la première sortie qu’il fait avec nous et il nous la sauve.
_ Pour moi, c’est ça l’efficacité.

Après être passés par Pombie, nous arrivons au sommet vers 13h.
_ Temps très clair et dégagé.
_ Nous nous en mettons tous plein les mirettes.

Une pensée pour Alain qui nous fait cruellement défaut dans ce genre de situation.
_ J’aurais aimé qu’il me présente ses amis, les 3000m que l’on devait sans doute apercevoir.
_ Comme à mon habitude, je préfère laisser les photos décrire le spectacle que nous offre ce belvédère.

Retour par la voie normale.

_ Une fois passé le passage un peu « raide » et que tout danger à été écarté, nous nous sommes séparés pour la première fois. Les skieurs d’un coté et les raquettistes de l’autre.

C’est le moment de constater que lorsque la neige est présente, elle n’est pas très facile à skier…

La journée fut très belle, le groupe a très bien progressé, une très bonne ambiance s’est installée dès le début et a duré jusqu’au soir dans les ventas…
_ Tout le groupe est arrivé en haut.
_ Tout le groupe est arrivé en bas… en entier.

Bref, tout est bien qui finit bien !

Félicitations à vous, stagiaires !

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Retrouvez les photos sous la forme d’une galerie.

Pena Parda

47 à 3 ils nous ont mis! Quittons ce pays au rugby en deuil de son histoire et de son génie pour chercher refuge en Espagne! Il faut dire qu’en ce dimanche la météo ne nous engage pas à rester sur le versant français où crachin et nuage font la loi.
On passe donc le col du Pourtalet et le versant espagnol n’est guère engageant non plus! L’option chuletas gagne alors tous les esprits mais c’est encore un peu tôt et on tente une timide approche de la Pena Telera, objectif le lac de Pedrafitta. Cela fera toujours une mise en appêtit.
Malgré le vent encore modéré et les nuages omniprésents on part reconnaître le sentier qui mène au couloir de la brèche de Cavacherizas. C’est au pied du mur que…et on continue donc notre pénible progression dans une infame et raide caillabère…faut aimer!
Au bout de l’effort nous voilà sur le large col si impressionnant vu de la vallée. Là, Eole se dechaîne, la météo devient cyclonique et pour échapper à la tempête, on longe la paroi sud de la Parda avec cette fois l’objectif Teléra bien en tête. Aprés un court passage d’escalade assez exposé (peu difficile, mais exposé…) la chasse au cairn s’ouvre avec un succés mitigé.
Résultat on remonte une hypothétique et longue cheminée (attention aux cailloux instables…une blessée léger dans l’équipe…) qui nous mène quasiment au sommet de la Parda où nous attend l’enfer. Eole est littéralement déchainé, emporte Sabine, bouscule Philou, destabilise Sébastien, ballotte Nicolas. Alain lui, imperturbable, tient…Le poids…des ans!
Face à tant de résistance, l’heure devenant tardive, décision est prise de reporter l’ascension de la Tellera à une période plus clémente et on opte pour le retour par la cheminée de la face nord, trés facile, qui nous mène à l’impréssionnante traversée du retour vers le col.
Facile, mais assez exposée et donnant sur les abimes plongeant vers le lac. Séance photo du groupe en tenue d’hiver (les gore tex sont de sortie, ainsi que gants, cagoules et capuches…ça rigole pas!)
Entre deux bourrasques, décision est prise d’organiser l’assemblée générale du groupe tapas (le seul qui attaque l’apéro avant de présenter le bilan) à Nocito, berceau de cette organisation notoirement terroriste chez les sangliers et autres cochons domestiques.
Cela se ferait dans le courrant de l’hiver chez…mais ça on le dira plus tard.
Bilan : la Tellérada doit se faire par beau temps, sans vent c’est encore mieux et plutôt par le nord. C’est plus direct, moins pomatoire, moins exposé (sans neige évidemment) et plus rapide. Pour les amateurs d’éboulis le couloir de Cavacherizas représente un must, allez-y vous ne serez pas déçus!